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L’année 2008 s’est déroulée dans un contexte économique dégradé, particulièrement en fin d’année, qui a vu le bas du cycle de notre activité entrer en résonance avec une crise mondiale sans précédent. Amorcée depuis maintenant presque 2 ans, la baisse des prix des métaux s’est également conjuguée aux faibles volumes distribués pour conduire l’ensemble de notre secteur dans la situation extrêmement difficile que nous connaissons au premier semestre 2009. Mais si l’imprévisibilité de l’ampleur de la crise que nous traversons peut être défendue, s’étonner de la tendance baissière des métaux amorcée dès juin 2007 revient à oublier que notre métier est par essence sujet à ces retournements réguliers. Sans céder à l’euphorie des résultats exceptionnels de 2006 et 2007, JACQUET Metals a anticipé cette détérioration du marché comme l’atteste notre première mise en garde, émise en août 2007.
Succéder à 2007 et à son cours du nickel absurde de 54 000 $/tonne – soit trois fois le plus haut cours historique – était dès le départ un exercice délicat. Aussi, l’évolution du chiffre d’affaires de JACQUET Metals, de 302 à 238 millions d’euros entre 2007 et 2008, doit-elle être considérée avec cette même lucidité et cette même prudence qui nous ont conduits à relativiser les records des deux années précédentes. Cette baisse est pour les deux tiers imputable à l’activité de négoce de tôles Quarto – par nature très volatile – que le Groupe pratique de manière opportuniste en cycle haussier. La distribution de tôles découpées, coeur de métier de JACQUET Metals, a quant à elle progressé de 3% en volume, soutenue par les ventes en Chine et aux Etats-Unis.
Deux ans après les premiers lancements opérationnels, le chiffre d’affaires de nos implantations américaines et chinoises représente plus de 15% de l’activité du Groupe et marque l’enracinement de JACQUET sur 3 continents. Considérant que ces parts de marché ont été gagnées en cycle baissier dans des régions nouvelles, nous ne doutons pas que les résultats opérationnels suivront. Se développer sur de nouveaux marchés demande du temps mais ces performances encourageantes légitiment la stratégie de JACQUET Metals qui a lancé en 2008 un quatrième centre de distribution aux Etats-Unis, un deuxième centre en Italie et trois succursales commerciales en Chine. Notre confiance en l’avenir nous permet d’envisager concrètement l’implantation de nouveaux centres de distribution, en Chine et aux Etats-Unis bien sûr, mais également en Europe, au Japon, au Canada et au Brésil.
Dans un climat d’affaires médiocre, JACQUET Metals a généré en 2008 un cash flow de 29 millions d’euros et envisage la difficile année 2009 avec rigueur mais sérénité. Les actions engagées s’inscrivent dans la durée et leur pertinence ne doit pas être voilée par des circonstances qui, naturellement, invitent à la retenue. Ainsi, JACQUET Metals n’a pas hésité à opter pour la prudence au détriment de la performance apparente en dépréciant les stocks du Groupe de 12 millions d’euros et en désactivant des produits d’impôts pour 2,4 millions d’euros.
Mais cette prudence n’est pas synonyme d’attentisme. Le cap est fermement tenu et notre objectif est toujours de porter la part de marché de JACQUET Metals de 10 à 20% du marché mondial dans sa spécialité, la tôle inox Quarto.
La crise financière a cependant fait naître des opportunités. C’est ainsi que JACQUET Metals a entamé sa montée au capital d’IMS au cours du second semestre 2008.
C’est avec ma vision d’entrepreneur, qui travaille depuis plus de 20 ans dans la distribution des métaux, celle de mes équipes qui murissent ce projet de longue date et le soutien de nos banques, que JACQUET Metals a pris 23% du Groupe IMS fin 2008. JSA, principal actionnaire de JACQUET Metals, a également acquis 10% d’IMS. IMS est un leader européen spécialisé dans la distribution d’aciers spéciaux qui a réalisé un chiffre d’affaires de 1,4 milliards d’euros en 2008. Tout comme JACQUET Metals, IMS évolue sur des marchés de niche et présente dans son approche métier des synergies à valoriser (fournisseurs, mécanisme d’achat, gestion des alliages, services ajoutés…). Il ne peut y avoir que des avantages à voir deux leaders français coopérer.
La structure du management du Groupe avait été renforcée à cet effet dès le début de l’année 2008, notamment par la création d’une Direction Opérationnelle ayant pour mission de gérer au quotidien l’ensemble de la marque JACQUET, me laissant dès lors la capacité de me concentrer sur l’entrée de JACQUET Metals au capital d’IMS.
Plus que jamais, l’heure est à la cohésion et au volontarisme, des valeurs que revendique tout entrepreneur.
> Eric JACQUET / Président